Photographier l'écureuil roux


Moeurs du petit lutin :

Cet arboricole se retrouve à proximité des forêts (surtout anciennes) où il trouvera de grands arbres à sa convenance lui permettant de trouver à la fois gîte, protection et couvert. Individualiste et territorial, il permettra à ses congénères de pénétrer sa propriété seulement si la nourriture est suffisamment abondante (c’est le cas dans certains parcs). Aussi, la femelle tout autant territoriale n’acceptera qu’une seule fois par an l’intrusion des mâles, lorsqu’elle sera réceptive à la reproduction de Décembre à Février.

Les journées de ce petit mammifère se composent de joutes, recherche de nourriture, toilettage et marquage du territoire et des itinéraires de fuite. Tous ceci avec une discrétion remarquable! Durant les beaux jours, l’essentiel de son activité a lieu le matin tôt ou le soir tard, profitant de la fraîcheur. L’Automne va marquer un regain de son activité puisqu’il va fouiller le sous-bois toute la journée pour dissimuler la nourriture qui lui servira à passer l’hiver. L’écureuil n’hiverne pas !

C’est à partir du mois de Septembre que le photographe va repérer cet adorable animal et mettre en pratique les conseils de cet article !

Alimentation :

La plupart du temps l’écureuil roux se nourrit à la cime des arbres. Habile, et caché sous le couvert des feuilles il s’y sent en sécurité. Il y recherche avec avidité toutes sortes de nourritures avec un net penchant pour les fruits secs (noix, noisettes, châtaignes et glands pour l’essentiel). Étant opportuniste, il lui arrive de manger des insectes, de l’écorce et même des oisillons encore au nid !


En Automne il va donc se constituer une réserve de fruits secs pour pouvoir passer l’hiver. Il fera alors bon nombres d’aller-retour entre cime et sol où il enfouira l’essentiel de sa collecte. Étant tête en l’air, il oubliera une partie de son butin qui germera ensuite au printemps. Et oui, l’écureuil contribue à la bonne santé des forêts ! Tous ce va et vient offrira au photographe bon nombre d’occasion d’immortaliser le petit rouquin.

Laissant des miettes un peu partout sur son territoire, il sera assez aisé de repérer l’animal. Aussi vous pourrez trouver sous les arbres des morceaux de noix ou de noisettes rongées trahissant sa présence. Si l’un de ces arbres vous inspire, installez votre affût à proximité, n’hésitez pas !


Le nourrissage :

Avant toute chose, le nourrissage des animaux s’il est entrepris ne doit absolument pas être interrompu durant l’hiver (surtout s’il fait froid). Les animaux ayant trouvé une manne facile et régulière pourraient perdre leur instinct de recherche. Ainsi, se retrouvant sur un secteur sans nourriture et ne sachant plus la rechercher, ils risqueraient de périr ! Fort heureusement l’écureuil ne mange pas tout ce qui lui est mis à disposition puisqu’il en cache une grande partie. C’est de ce principe que j’adapte mes apports de nourriture (noix et châtaignes).

Le but du nourrissage va être de l’attirer vers votre affût et surtout le maintenir durant tout l’hiver à portée d’objectif.

Rythme de nourrissage :

– durant les 10 premiers jours : 10 à 15 noix / jours dès que vous vous apercevez qu’elles sont prélevées

– au bout de 10 jours : 5 à 10 noix + 5 châtaignes tous les 2 jours pendant 15 jours

– ensuite tout l’hiver : une douzaine de noix + châtaignes tous les 3 à 4 jours

Ces quantités sont à adapter suivant le nombre d’écureuils mais également en tenant compte des autres chapardeurs comme le geai ou encore les pics épeiches. Aussi je rajoute souvent des glands qui me permettent de photographier le geai régulièrement. Le tout étant de trouver un équilibre entre ce qu’offre naturellement votre forêt et vos apports.


Petite astuce perso :


– je dépose également quelques graines de tournesol (une poignée tout au plus) de temps en temps, cela me permet de photographier quelques passereaux en attendant l’écureuil. Pensez à installer un joli support dédié à ces petits volatiles.

L’installation :